L’intelligence artificielle : la FNGE s’empare d’un sujet stratégique pour l’avenir des groupements d’employeurs

L’intelligence artificielle n’est plus un sujet réservé aux grands groupes, aux start-up ou aux experts du numérique. Elle s’installe désormais dans le quotidien des entreprises, dans les fonctions support, dans la production de contenus, dans la gestion de l’information, dans la relation client, dans les RH et dans le pilotage. En clair : l’IA est en train de devenir un sujet d’organisation, de compétitivité et de compétences. Et les groupements d’employeurs ont toute leur place dans cette transformation.

Une dynamique qui s’accélère fortement

Quelques chiffres suffisent à mesurer l’ampleur du mouvement.

En France, 10 % des entreprises de 10 salariés ou plus déclarent utiliser au moins une technologie d’intelligence artificielle en 2024, contre 6 % en 2023. La progression est rapide, et elle s’accélère avec la taille des entreprises : 33 % des entreprises de 250 salariés ou plus y ont déjà recours. Dans le secteur de l’information et de la communication, l’usage atteint même 42 %Source

À l’échelle européenne, le mouvement est encore plus visible : 20 % des entreprises de l’Union européenne de 10 salariés ou plus utilisaient l’IA en 2025, contre 13,5 % en 2024. Autrement dit, en un an, le taux d’adoption a bondi de 6,5 pointsSource

Du côté des TPE et PME françaises, l’essor de l’IA générative est particulièrement spectaculaire : 31 % y ont recours en 2025, contre 15 % environ un an plus tôt. Parmi elles, 8 % déclarent un usage régulier. Et surtout, ces outils sont déjà utilisés très concrètement : 68 % des entreprises utilisatrices s’en servent pour rédiger des contenus écrits.

Au niveau international, la bascule est encore plus nette : selon McKinsey, 88 % des organisations déclarent utiliser régulièrement l’IA dans au moins une fonction métier, contre 78 % un an auparavant.

L’État pousse clairement à la diffusion de l’IA dans les entreprises

Le message de l’État est désormais explicite : il faut diffuser l’IA dans le tissu économique. Le plan national « Osez l’IA », lancé à Bercy, fixe une ambition forte : d’ici 2030, 100 % des grandes entreprises, 80 % des PME/ETI et 50 % des TPE devraient avoir intégré l’IA dans leurs opérations.

Ce signal est important. Il dit une chose très simple : l’IA n’est pas pensée comme un sujet marginal, mais comme un levier de transformation à diffuser largement dans tous les secteurs. Pour les groupements d’employeurs, cela ouvre une double perspective : s’approprier l’IA pour leur propre fonctionnement et réfléchir aux nouvelles compétences qu’ils pourront proposer à leurs adhérents.

Pourquoi les GE doivent se saisir du sujet maintenant

Pour les groupements d’employeurs, l’IA ne se résume pas à un effet de mode. Elle touche déjà des besoins très concrets :

  • la rédaction et la mise à jour de supports,
  • l’organisation administrative,
  • la communication,
  • l’appui à certaines missions RH,
  • la structuration commerciale,
  • la veille,
  • et plus largement le gain de temps sur des tâches répétitives.

Mais l’enjeu est encore plus large. L’IA transforme progressivement les métiers, les compétences attendues et les besoins des entreprises adhérentes. Les GE, qui sont par nature des acteurs de mutualisation, d’agilité et d’adaptation, ont donc une vraie opportunité stratégique : devenir des facilitateurs de cette montée en compétences.

La FNGE prend le sujet à bras-le-corps

La FNGE a pleinement conscience de cette évolution. Elle entend se positionner comme un acteur de veille, d’analyse et de proposition sur les impacts de l’intelligence artificielle pour les groupements d’employeurs.

La FNGE est aujourd’hui sollicitée par Bercy pour étudier de quelle manière les groupements d’employeurs pourraient proposer à leurs adhérents de nouvelles spécialités et compétences liées à l’intelligence artificielle.

Cette reconnaissance confirme que les GE ont un rôle à jouer dans l’appropriation opérationnelle de ces transformations par les entreprises.

La suite : ouvrir le débat, former, structurer

La FNGE entend donc ouvrir ce chantier avec ambition. Il s’agit à la fois d’informer, de sensibiliser, de former et d’explorer les besoins concrets des GE et de leurs adhérents.

L’intelligence artificielle n’est plus un sujet périphérique. Elle devient un sujet de pilotage, d’emploi, de compétences et de transformation. Et dans cette nouvelle étape, les groupements d’employeurs ont une place à prendre.

Des chiffres clés

  • 10 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus utilisent l’IA en 2024, contre 6 % en 2023.

  • 33 % des entreprises françaises de 250 salariés ou plus y ont déjà recours.
  • 20 % des entreprises de l’UE utilisent l’IA en 2025, contre 13,5 % en 2024.
  • 31 % des TPE-PME françaises utilisent l’IA générative en 2025.
  • 88 % des organisations dans le monde utilisent l’IA dans au moins une fonction métier.
  • Objectif de l’État d’ici 2030 : 100 % des grandes entreprises, 80 % des PME/ETI, 50 % des TPE équipées en IA.